Les vols Printaniers sont souvent magiques, du fait des faibles brises, des thermiques souvent musclés et des paysages encore hivernaux.
Cette année, c’est encore plus beau que d’habitude. On en a Profité Dimanche avec Clément, par une journée annoncée ventée en Nord Ouest. Le vent était certes présent, mais en restant bien caché derrière les Ecrins, dans l’Embrunais, on profitait d’une « bulle » fréquentable. Pas question d’aller voir du coté de Gap, ou les risées sur le Lac nous indiquaient que ça ronflait fort (la balise du Pic de Bure a quand même indiqué une pointe à 153 km/h la nuit précédente…).
Décollage à Serre Buzard, extraction facile jusqu’à l’Hivernet. Le vent corse un peu les choses et je pense aller poser à Embrun dans 30Km/h et puis, bim … un 3m/s à 200m au dessus de la ville. On fait du vol de plaine dans l’Embrunais !
Un tour à l’Orel, puis aux Orres pour quelques savoureux waggas. On se pose sur les piste pour se réchauffer un peu.
Le vent semble baisser, mes cums ont une meilleure tête. Nous décidons de tenter de rejoindre St Vincent les Forts par la crête de la Mazelière et le Pouzenc, itinéraire plutôt fait dans le sens inverse habituellement.
Etonnament, ça fonctionne. Le vent n’est pas trop présent dans le secteur, coupé en deux par l’enchainement de crêtes du Morgon jusqu’au Pouzenc. On ride cette crête complètement platrée au coté d’un aigle royal et d’un lagopède qu’on « lève » au sommet du Pouzenc.
Nous reprenons du vent en arrivant sur Dormillouse, il est temps de rentrer. Un tour sur le Morgon pour basculer à nouveau coté Hautes-Alpes, petite partie de rodéo à l’endroit de séparation des flux, ça ronflait un peu par là bas !
Un doux glide jusqu’au Méale puis jusqu’à Chateauroux pour terminer avec ces 5h de vols magiques mais glaciales.
Un bel entrainement de placements pour jouer contre, ou plutôt, avec le vent.

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